Portraits

Benoît Cousin
Benoît Cousin

Nous cherchons des images, des métaphores qui nous aideraient à comprendre ce que nous savons déjà, ce que l’on a toujours su. De temps en temps, une vision furtive nous éclaire, déclenche un mécanisme et nous fournit une pièce du puzzle mais c’est trop rare et on n’a qu’une vie. Le reste du temps, nous sommes en dépression, nous sommes des guerriers sans guerre, nous sommes dans l’incompréhension, nous ignorons tout, y compris et surtout l’enjeu de notre éventuel combat. C’est quand nous prenons conscience de cela que les choses se gâtent et qu’on se condamne à vivre dans le purgatoire de l’ennui et de l’oisiveté jusqu’à ce que la mort nous délivre.

Benoît Cousin
Benoît Cousin
Benoît Cousin
Benoît Cousin
Benoît Cousin
Benoît Cousin

Un portrait, il faut vraiment avoir envie de le peindre et le faire exister au-delà de la figuration, lui faire traverser des étapes inimaginables, construction, déconstruction etc. Jusqu’à ce que la vie paraisse.

Le retour du petit format en peinture

Petit format ousin
Petit format

Nous avons pris l’habitude ces dernières années de peindre de plus en plus grand, pour des raisons « pratiques » probablement. Ne cherchons pas midi à quatorze heures.

je pourrais vous pondre une démarche compliquée pour vous en expliquer la raison, avec des mots alambiqués très compliqués,

mais voila, je n’en ai pas envie. Les vraies raisons sont les suivantes.
1°Les murs de nos habitations sont de plus en plus grands, paradoxalement, les esprits s’étriquent.
2°Le meilleur moyen de se faire remarquer dans un salon d’art est de peindre plus grand que son voisin….Et plus coloré si possible.
3°Ce qui est surdimensionné est cher, donc, de qualité

Fatima Cousin
Petit format

Mais bon, la crise est passée par là pour nous autres pauvres artistes. Le très grand est cher à réaliser et il ne trouve plus vraiment acquéreur.

L’occasion de revenir à une peinture de chevalet plus rassurante, du petit format moins fatigant (on vieillit) et, au delà de toutes ces considérations bassement humaines
cela nous permet de revenir à une vision plus saine de notre métier.

Je m’amuse de mon travail, que ce soit avec ce cher Salvador Dali et son inséparable Gala ou cette petite ballerine vêtue d’une robe de papier imprimé surprise dans son clair obscur inquiétant, l’ambiance comme l’émotion sont immédiates.

Ne sont-ce pas là les fondamentaux de notre métier ?

Et puis, Rembrandt et Degas réunis dans un seul petit format, c’est un luxe qu’on ne saurait refuser.

Fatima Cousin
Petit format