
J’aurai passé le plus clair de mon temps à peindre des scènes dont j’ignore la signification, des épisodes qui n’ont rien en commun avec mon vécu, je pars de rien, anecdotiquement parlant, je n’ai que mon savoir et mon vécu de peintre, j’ai toujours refusé de mêler ma vie privée avec mon travail. Des visages apparaissent. (J’aime peindre les visages.), ces personnages se retrouvent dans des situations qui me dépassent. Je ne veux pas connaître leur histoire et refuse d’en savoir d’avantage sur ce qui les a poussés à se retrouver ensemble sur le même tableau. Je les peins, c’est tout. Après, il appartient à chacun de les questionner, d’interroger l’oeuvre…Cela doit être un peu glauque quand même.



En cours de réalisation…Tout peut changer demain.
Benoît Cousin

Bonjour Benoît, tu aimes peindre les visages, et cet amour se ressent en regardant ton travail.
J’attends les photos finales de l’œuvre. Suspens !!!!
Pour ma part, je ne me prend pas la tête à imaginer la situation dans laquelle se trouve ces personnages. J’aime regarder une peinture, dans son ensemble, la lumière, les couleurs, les émotions qu’elle dégage.
J’ai toujours beaucoup d’estime pour les guides-experts de musée qui expliquent le travail des artistes, avec leur vécu, le contexte historique, et un tas d’autres facteurs qui ont fait de l’œuvre ce qu’elle est.
Parfois, ces explications montrent autre chose. Alors que moi, pauvre spectateur, j’avais à peine effleuré de mon regard la peinture.
Ça me suffit, car j’y prend plaisir… Comme avec un film, j’aime ressentir sans réflechir.
Elle est belle cette liberté qui permet à chacun de faire comme il lui plait.
A bientôt cher voisin !
Mon cher Stéphane, un grand merci pour ce commentaire. En réponse à ta prose, j’en suis arrivé à la même réflexion, après des années de branlette cérébrale héritée de mes années d’étude. Soyons simples, la vie est trop courte. Le recul, le raisonnement, le questionnement sont et seront toujours l’essence même de l’art, bien sûr, on ne peut passer sa vie, tel le peintre du dimanche, à peindre des cartes postales, mais quand même, quand on en arrive à se couper les cheveux en 4, il faut s’arrêter, appuyer sur le bouton pause et….Comme tu le dis si bien toi même, ressentir. Place à l’émotion car c’est bien ça qui va manquer demain: L’émotion et l’empathie, pourtant indispensables vu ce qui se profile à l’horizon. Quant aux guides de musée, j’ai souvent envie de les pendre haut et court…Mais mais mais, cela est un autre sujet que nous reprendrons en direct live de chez toi ou chez moi, cher voisin.