Markus la BD tome 1 Uranus

Synopsis

-L’histoire se déroule de 1942 à 1962. (3 tomes)

-4 anciens déserteurs de la wehrmacht, un agent du KGB et une jeune femme enquêtent sur les origines de Markus, un des 4 ex-soldat.

-Markus Becker est un homme né en 1924 quelque part en Allemagne, pris dans la tourmente de l’histoire européenne : L’Allemagne de l’avant guerre, l’ascension d’Adolf Hitler au pouvoir, le conditionnement au sein des jeunesses hitleriennes, ses années de guerre, acteur de la chute absurde de stalingrad qui sonne le glas du régime nazi, l’après guerre derrière le rideau de fer. Ses rencontres, ses doutes. Soyons manicchéens juste un instant : Sommes nous bons ou mauvais de naissance ou cela s’acquiert il au gré de l’éducation, des rencontres ?? A la recherche de ses propres origines, Markus nous entraînera de Stalingrad à Volgograd avec ses acolytes, nazis peu convaincus et essayera de répondre à cette question. Les faits auraient pu se dérouler, le fond historique s’efforce d’être juste, cependant, je tiens à préciser que pour renforcer l’aspect romanesque de l’ouvrage, les détails concernant les cliniques maternités adeptes des théories de l’eugénisme dès 1924 ainsi que le camp expérimental du watzmann qui seront abordés dans le dernier tome ne sont que pure spéculation.

Benoît Cousin
Markus (tome 1 : Uranus)

1° Tome : Uranus

Nous sommes le 03 décembre 1962, un inconnu d’une quarantaine d’années est retrouvé à moitié mort de froid dans les environs de Weimar (ex-RDA). Admis dans un hôpital pour indigents, ce dernier révèle une résistance physique hors du commun. Il attire vite l’attention d’Abramovitch, un juif russe au passé trouble et agent au sein du KGB . Le voile sur l’inconnu se lève petit à petit, il se rappelle son arrivée en novembre 1942 à Stalingrad, il s’appelle Markus Becker, il a alors 18 ans, jeune fanatique nazi, endoctriné et possédant une aptitude au combat hors du commun il est affecté dans l’unité du sergent Heinrich Schleicher sous la surveillance du caporal Ernst Haape.

Ce premier tome campe les personnages, brosse le décor et installe l’intrigue. Le récit alterne entre deux époques :

-1942 nous suivrons les péripéties du groupe s’évertuant à échapper à une mort certaine dans les ruines de stalingrad, nous ferons connaissance avec Martha, encore petite fille et Raspoutine, les deux derniers personnages récurents de cette histoire.

-1962 L’interrogatoire de Markus par le redoutable Abramovitch qui permettra au lecteur de découvrir un peu plus Markus Becker qui se terminera par l’évasion de celui ci.

Benoît Cousin
Markus (tome 1 : Uranus)

2° tome : dyavol

L’action se situera principalement à Volgograd, nous y retrouverons nos 6 protagonistes enquêtant sur une série de meurtres particulièrement abominables, la découverte de corps horriblement mutilés donnera l’occasion à Schleicher, Haape, Becker, Raspoutine et Martha d’un coté et Abramovitch de son coté de lever un peu plus le voile sur la jeunesse de Markus Becker.

Tous les 6 sont persuadés qu’il s’agit de l’oeuvre d’un seul et même tueur ce qui rendra l’enquête difficile dans une russie où le concept même de tueur en série ne peut exister que dans un pays occidental dégénéré et où, malgré l’interdiction de toute pratique religieuse la rumeur ne pourra s’empêcher d’attribuer ces actes au dyavol (le diable).

Benoît Cousin
Markus (tome 1 : Uranus)

3° tome : Sieg

Dans cet opus nous découvrirons les origines de Markus, nous révèlerons le secret de sa naissance en 1924 dans une clinique adepte des théories de l’eugénisme, le darwinisme négatif. Puis son enfance dans un sanctuaire laboratoire dans lequel il servira de cobaye à ces drogues nouvelles comme la méthamphétamine, puis l’ascension d’Adolf Hitler, la création d’hitlerjügends, corps qu’il intégrera dès les prémices de l’adolescence. Puis sa survie dans le camp expérimental du watzmann (une allusion y est faite dans le 1° tome) près de Berchstengaden, le nid d’aigle du führer, jusqu’à son incorporation dans la wehrmacht.

Benoît Cousin
Markus (tome 1 : Uranus)
Benoît Cousin
Markus (tome 1 : Uranus)

Autoportraits

L’autoportrait comme les vues d’atelier, représente pour le peintre cette période creuse pendant laquelle il se pose la question: Que peindre ? Manque d’inspiration ? Je ne sais pas, ces moments où on a l’impression de tourner en rond. Que faire ? En ce qui me concerne, je prends un papier, une planche de bois, une vieille toile et je commence à peindre. Et évidemment, je peins ce qui est présent : Ma gueule dans un miroir ou d’après selfie ou ce qui m’entoure, tout mon bordel. Le paradoxe, c’est que j’ai remarqué que c’est dans ces moments là que je suis le meilleur car c’est gratuit, ça ne sert à rien, ce n’est même pas une commande. Le sujet est nul…Et cependant, à bien y regarder, pas tant que ça car la peinture elle même redevient le sujet…..

 

 

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Restauration d’un portrait signé De Pommayrac

Nous allons suivre dans cet article la restauration d’un portrait de famille signé E.P. De Pommayrac, daté 1867.

 

Un peu d’histoire

Pierre Paul Emmanuel De Pommayrac

Peintre et miniaturiste, né à Porto-Rico de parents Français, le 25 avril 1807, mort à Paris le 10 juillet 1880 (école Française).

Elève de Gros et de madame De Birtel. Il eut une médaille de 3° classe en 1835, une autre de 2° classe en 1836 et 1848 puis une de 1° classe en 1842. Chevalier de la légion d’honneur en 1852. Il exposa au Salon de Paris de 1835 à 1880 des portraits et quelques autres sujets.

(Bénézit  ed. 1975)

Etat de l’oeuvre

Cette oeuvre a subi un dégât des eaux assez important qui a détendu la toile, décollé localement (en périphérie) la couche picturale et chanci le vernis qui présentait donc un aspect visuel lamentable (traces bleuâtres) Cependant, ce tableau, résistant n’avait jamais reçu les soins d’un restaurateur de tableaux, (ce qui est rare pour une huile de cette époque), il était dans son « jus », dans un état relativement correct, fruit d’une bonne conservation pratiquée avec soin.

1° étape

détacher la toile de son châssis pour un examen plus approfondi du support à plat.

 

On peut apercevoir nettement les auréoles résultant de l’eau, mais le support ne semblait pas avoir tant souffert. De plus, le fait que le tableau ait été exposé toutes ces années dans un château me laissaient supposer que les conditions de températures n’étaient pas trop élevées et le taux d’hygrométrie relativement élevé, l’idéal pour la conservation d’huiles sur toile. L’examen de la toile me le confirmait, après toutes ces années, cette dernière était restée souple et la couche picturale n’était pas friable, je pris donc la décision de ne pas rentoiler l’oeuvre. Je trouve toujours miraculeux qu’une oeuvre de près de 150 ans arrive dans cet état et m’efforce d’appliquer la loi du minimum, en faire le moins possible, laisser le plus possible d’éléments originaux.

J’ai donc pris la décision de refixer les parties abîmées de la couche picturale suite au dégât des eaux et appliquer des bandes de tension à la périphérie afin d’avoir une base solide pour retendre le tableau comme il faut, avec application d’une petite pièce en gaze pour un léger accident au niveau du pantalon.

Une fois la toile retendue, les écailles refixées, nous pouvons passer au dévernissage sur un support sain et solide.

Après quelques essais effectuées sur les parties claires et épaisses, le mélange de solvants est décidé, assez fort pour retirer le vernis et assez doux pour épargner la peinture, notamment les glacis des fonds foncés.

Le nettoyage terminé, il ne restait plus qu’à procéder à quelques petites retouches de confort et à une autre touche finale délicate, le vernis.

 

Réalisation de la BD : Nom de code Prométhée.

Présentation de la planche 23 à 25

Nom de code : Prométhée
Planche 23 à 25

Nettoyage et retouche d’une oeuvre XVIII°

Cette huile sur panneau présente des chancis et décollements de la couche de vernis.

Ce qui ne poserait pas de problème particulier si le vernis en question n’était pas un gel acrylique. Dans un tel cas, le problème de la réversibilité se pose, en effet, les vernis et gels acryliques ne possèdent pas de solvants, le seul moyen de s’en débarrasser est d’ordre mécanique, à force de grattage avec une spatule en plastique. Il est possible de ramollir ou « friser » la couche avec des solvants ce qui rend le grattage plus aisé, encore faut il faire attention à ce que ces derniers n’atteignent pas la couche picturale.

     

Pourquoi utiliser un gel acrylique sur un tableau ancien alors que ce genre de produit est fortement déconseillé en restauration de tableau du fait de son irréversibilité ?

Pour bien le comprendre, regardez la photo ci-dessus, c’est un détail localisé dans le ciel. On s’aperçoit que le ciel a été complètement repeint en ocre jaune, le ciel bleu réapparaissant en bleu en dessous. Pourquoi jaune ? Parce que c’est à peu près la couleur d’un ciel bleu avec une grosse couche de vernis ancien qui a fort jauni.

Le gel acrylique permet de neutraliser les effets de la lampe de Wood utilisée pour déterminer à quel point un tableau a été repeint (sous la lampe de wood la peinture originale apparait dans un violacé pâle alors que les retouches apparaissent quasiment en noir)

Dans ce cas, il s’agit d’un acte malveillant visant à tromper un éventuel acheteur.

Donc le problème se corse, à la suppression compliquée du gel acrylique, il faut ajouter l’effacement périlleux de ces gros repeints maladroits.

La 1° photo montre une compresse légèrement imbibée de solvants appropriés qu’on laisse agir en attendant que les encrassements se ramollissent un peu. La 2° photo montre l’aspect après le grattage. C’est réellement comme un film plastique très adhésif que l’on doit ôter millimètre par millimètre.

Les couleurs d’époque commencent à reprendre le dessus, le ciel bleuté, la verdure du lointain. La chèvre retrouve son beau pelage originel. Et on commence à apercevoir l’étendue des repeints à effectuer.

après l’avoir débarrassé de toutes ces interventions lourdes et malheureuses, appliqué de nouvelles retouches légères, pour la réintégration globale. Le tableau a retrouvé toute son authenticité et sa valeur car on a pu se rendre compte qu’il n’avait pas tant de lacunes que ça. Mais il est plus aisé pour des mains malhabiles de repeindre un fond complet que retrouver la couleur adéquate pour des retouches aussi minimes soient elles.