

















Benoït et Fatima Cousin
Non, ce n’est pas nous qui avons donné ce nom à cette propriété, je pense qu’elle s’appelle comme ça depuis sa construction .
Située à la frontière belge, la Villa Saint Ghislain se compose de 2 maisons bâties sur un terrain de 4300 M².
La première maison, la maison d’origine, est une petite ferme datant du début du XIX° siècle, c’est le bâtiment qui nous sert aujourd’hui d’atelier et de lieu d’exposition.
La deuxième, construite au début du XX° siècle est une maison de moyenne bourgeoisie du début du siècle dernier. Maison des houillères, fort probablement, elle devait loger un petit ingénieur ou autre modeste notable des « zouillères », je sais qu’elle a abrité par la suite un journaliste polonais qui a édité le premier( et aussi le seul, il faut bien le dire) journal en langue polonaise dans la région…Et maintenant…Ben, c’est nous et pour un bout de temps. Je l’espère. Ce lieu est toujours en cours de restauration mais il se prête bien à la convivialité d’expositions que nous organisons régulièrement dans la joie et la bonne humeur.
La Villa Saint Ghislain : 25, rue de Condé 59163 Thivencelle tel. 06 81 27 32 38

























Un petit aperçu du mobilier et des objets décoratifs réalisés par Fatima



















Peintures de Fatima Cousin, il s’agit d’une suite non exhaustive de son oeuvre.
Fatima utilise une technique mixte (collage, acrylique) sur toile. Les formats sont en moyenne de 100 Cm X 100 Cm.


















En vue d’un projet de tableaux, je fais des études d’hommes assis. , ce n’est pas forcément excellent mais ça a le mérite de me faire reprendre les brosses après un long moment d’absence. réintégrer l’atelier n’est jamais facile, il faut de nouveau amadouer la matière. L’art n’est pas une activité comme les autres, rien n’est jamais acquis…Tout est à réapprendre sans cesse. Et puis il y a la motivation…L’inspiration diront certains…Un bien grand mot qui désigne l’énergie vitale tout simplement….Quand cette dernière disparaît, l’inspiration s’évapore…







-L’histoire se déroule de 1942 à 1962. (3 tomes)
-4 anciens déserteurs de la wehrmacht, un agent du KGB et une jeune femme enquêtent sur les origines de Markus, un des 4 ex-soldat.
-Markus Becker est un homme né en 1924 quelque part en Allemagne, pris dans la tourmente de l’histoire européenne : L’Allemagne de l’avant guerre, l’ascension d’Adolf Hitler au pouvoir, le conditionnement au sein des jeunesses hitleriennes, ses années de guerre, acteur de la chute absurde de stalingrad qui sonne le glas du régime nazi, l’après guerre derrière le rideau de fer. Ses rencontres, ses doutes. Soyons manicchéens juste un instant : Sommes nous bons ou mauvais de naissance ou cela s’acquiert il au gré de l’éducation, des rencontres ?? A la recherche de ses propres origines, Markus nous entraînera de Stalingrad à Volgograd avec ses acolytes, nazis peu convaincus et essayera de répondre à cette question. Les faits auraient pu se dérouler, le fond historique s’efforce d’être juste, cependant, je tiens à préciser que pour renforcer l’aspect romanesque de l’ouvrage, les détails concernant les cliniques maternités adeptes des théories de l’eugénisme dès 1924 ainsi que le camp expérimental du watzmann qui seront abordés dans le dernier tome ne sont que pure spéculation.

1° Tome : Uranus
Nous sommes le 03 décembre 1962, un inconnu d’une quarantaine d’années est retrouvé à moitié mort de froid dans les environs de Weimar (ex-RDA). Admis dans un hôpital pour indigents, ce dernier révèle une résistance physique hors du commun. Il attire vite l’attention d’Abramovitch, un juif russe au passé trouble et agent au sein du KGB . Le voile sur l’inconnu se lève petit à petit, il se rappelle son arrivée en novembre 1942 à Stalingrad, il s’appelle Markus Becker, il a alors 18 ans, jeune fanatique nazi, endoctriné et possédant une aptitude au combat hors du commun il est affecté dans l’unité du sergent Heinrich Schleicher sous la surveillance du caporal Ernst Haape.
Ce premier tome campe les personnages, brosse le décor et installe l’intrigue. Le récit alterne entre deux époques :
-1942 nous suivrons les péripéties du groupe s’évertuant à échapper à une mort certaine dans les ruines de stalingrad, nous ferons connaissance avec Martha, encore petite fille et Raspoutine, les deux derniers personnages récurents de cette histoire.
-1962 L’interrogatoire de Markus par le redoutable Abramovitch qui permettra au lecteur de découvrir un peu plus Markus Becker qui se terminera par l’évasion de celui ci.

2° tome : dyavol
L’action se situera principalement à Volgograd, nous y retrouverons nos 6 protagonistes enquêtant sur une série de meurtres particulièrement abominables, la découverte de corps horriblement mutilés donnera l’occasion à Schleicher, Haape, Becker, Raspoutine et Martha d’un coté et Abramovitch de son coté de lever un peu plus le voile sur la jeunesse de Markus Becker.
Tous les 6 sont persuadés qu’il s’agit de l’oeuvre d’un seul et même tueur ce qui rendra l’enquête difficile dans une russie où le concept même de tueur en série ne peut exister que dans un pays occidental dégénéré et où, malgré l’interdiction de toute pratique religieuse la rumeur ne pourra s’empêcher d’attribuer ces actes au dyavol (le diable).

3° tome : Sieg
Dans cet opus nous découvrirons les origines de Markus, nous révèlerons le secret de sa naissance en 1924 dans une clinique adepte des théories de l’eugénisme, le darwinisme négatif. Puis son enfance dans un sanctuaire laboratoire dans lequel il servira de cobaye à ces drogues nouvelles comme la méthamphétamine, puis l’ascension d’Adolf Hitler, la création d’hitlerjügends, corps qu’il intégrera dès les prémices de l’adolescence. Puis sa survie dans le camp expérimental du watzmann (une allusion y est faite dans le 1° tome) près de Berchstengaden, le nid d’aigle du führer, jusqu’à son incorporation dans la wehrmacht.


L’autoportrait comme les vues d’atelier, représente pour le peintre cette période creuse pendant laquelle il se pose la question: Que peindre ? Manque d’inspiration ? Je ne sais pas, ces moments où on a l’impression de tourner en rond. Que faire ? En ce qui me concerne, je prends un papier, une planche de bois, une vieille toile et je commence à peindre. Et évidemment, je peins ce qui est présent : Ma gueule dans un miroir ou d’après selfie ou ce qui m’entoure, tout mon bordel. Le paradoxe, c’est que j’ai remarqué que c’est dans ces moments là que je suis le meilleur car c’est gratuit, ça ne sert à rien, ce n’est même pas une commande. Le sujet est nul…Et cependant, à bien y regarder, pas tant que ça car la peinture elle même redevient le sujet…..